Facebook Twitter Flickr RSS

Elèves en situation d'handicap

 

     La FCPE 54 demande, comme l'affirme très fortement la loi de refondation de l'école, le respect des droits et de la dignité des élèves en situation de handicap. Elle demande aussi le respect de leurs parents, de leur parole. Trop souvent, ils ne sont pas écoutés, et doivent faire appel à notre association qui n'est pas non plus entendue comme elle le devrait.

 

    La co-éducation fait partie des fondements de l'école refondée. Elle est essentielle pour la scolarité des élèves en situations de handicap et en est une de clés. Ainsi, nous demandons à être entendus sur  trois points.

 

  • L'inclusion des élèves de l'ULIS.

 

     Malgré nos nombreuses demandes et actions, l'inclusion des élèves n'a guère évolué et dépend trop de politiques d'établissement et non d'une politique académique clairement affichée. Trop de disparités sont constatées. Certaines ULIS fonctionnent encore comme des UPI et ce, au mépris de la circulaire du 10 juillet 2010.

 

     De nombreux parents regrettent l'absence de préparation de l'ensemble de la communauté éducative concernant la mise en place de l'ULIS .L'inclusion dans les classes ordinaires repose encore sur le principe du volontariat et non sur le PPS de l'élève.

 

     Pourquoi d'ailleurs limiter l'inclusion à certaines matières?

 

    La FCPE revendique le droit à chaque famille et à chaque élève d'être inclus en fonction de son projet personnel et non en fonction du choix des enseignants ou du chef d'établissement. Elle demande une véritable sensibilisation et préparation à l'inclusion en amont .Elle ne peut être réussie  que dans ces conditions.

 

  • La mise en place rigoureuse du PPS

 

    Il est la clé d'une inclusion réussie. La FCPE demande qu'il soit rédigé soigneusement avec l'aide de la famille, de l'enseignant référent et des experts de la MDPH. Il doit être ensuite transmis aux enseignants pour qu'il soit appliqué. Qui vérifie la mise en œuvre effective du PPS au sein de l'EN?

 

     Dans certains cas, les aménagements ne peuvent être mis en place faute de PPS et de consignes précises. L'absence de compensation du handicap pourtant reconnu par la MDPH génère de la souffrance chez les élève notamment « 'dys » et peut amener des troubles du comportement. Ce qui n'est pas admissible pour les familles.

 

  • Une meilleure connaissance des handicaps et  une plus grande reconnaissance des élèves en situation de handicap

 

    Les élèves en situation de handicap font parfois encore l'objet de préjugés qu'il faudrait lever par une information et une formation plus rigoureuses. Les familles aidées des associations de personnes handicapées peuvent apporter cette information à la fois dans les établissements scolaires et dans les ESPE.

 

    La FCPE demande qu'une image moins négative des handicaps soit véhiculée dans les discours officiels. Les élèves handicapés ne sont pas un poids pour l'école, ils y ont toute leur place. Ils sont une chance pour l'école, celle de la faire évoluer et de faire évoluer le regard sur l'autre et la différence.